Digressions, divagations et autres bafouilles

Une bouteille à la mer…

Des commentaires

sans commentaires

les poisson rouge il mange koi les poisson il mznge pzs il vaix morte dans moi une répon svp bizou

Je sais.  Ce commentaire n’a aucune portée raciste, sexiste ou xénophobe.  Par conséquent, sa modération aurait dû aboutir à sa publication. Et pourtant… Il ne le fut pas.

Je ne prétends pas être un chantre de la langue française, éminent lexicologue, grammairien ou linguiste.  Rien de tout cela.  Je suis juste respectueux envers les professeurs qui, à grandes suées et avec force cheveux blancs, se fixèrent comme mission de m’inculquer les bases de la langue de Voltaire.  Sans oublier mes parents qui, jours après jours, s’attachèrent à transformer mes babillements et autres bredouillements en un parler correct.

Alors… Quand je lis un tel commentaire, orthographiquement bancal et sémantiquement abscons… Non, je ne peux pas.

Je rajoute donc un critère de sélection: le commentaire doit être écrit dans un français correct.  Entendez:

  • obéir aux règles grammaticales minimales → J’admets quelques licences culturelles;
  • avec une orthographe correcte → Ostracisme impitoyable du langage “SMS” (ex: koi au lieu de quoi, à moins qu’il ne soit question du poisson, le koï)
  • être compréhensible → Ici aussi j’admets quelques licences culturelles aux niveaux sémantique et structure phraséologique.

Je me réfère ainsi à l’article 110 de l’Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances signée en 1539 par François Ier à Villers-Cotteret (plus connue sous le nom d’Ordonnance/Edit de Villers-Cotteret), instituant le français comme langue officielle du droit et de l’administration en lieu et place du latin ou de quelqu’autre langue.

art. 110. Que les arretz soient clers et entendibles(…) Et afin qu’il n’y ayt cause de doubter sur l’intelligence desdictz arretz. Nous voulons et ordonnons qu’ilz soient faictz et escriptz si clerement qu’il n’y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.

→ Que les arrêts soient clairs et compréhensibles, et afin qu’il n’y ait pas de raison de douter sur le sens de ces arrêts, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement qu’il ne puisse y avoir aucune ambiguïté ou incertitude, ni de raison d’en demander une explication.

Rédigé par Pandore

Vendredi 29 août 2008 à 9:09

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