A con, con et demi
Il est des nouvelles dont on se fout royalement et d’autres – banales – que l’on écoute plus. Ainsi flottons-nous dans les eaux d’une société surinformée, transparente jusqu’à l’absurde.
Pourtant, arrive parfois à nos oreilles à peine – et parfois à grand-peine – dégagées d’un cérumen que les petites coquines produisent à glandes-larigot une anecdote qui, à défaut d’avoir quelque répercussion sur des décisions telles qu’acheter une nouvelle voiture; refinancer son emprunt hypothécaire; sortir son chéquier pour effectuer un don à la dernière association à la mode combattant la dernière catastrophe à la mode ou se précipiter sur un site de pétition en ligne afin de soutenir le combat des amis des acariens (les Accadiens ont depuis bien longtemps disparus), nous arrache un sourire mi-amusé, mi-sarcastique.
Condamné en première instance à une amende de principe de 30€ avec sursis du chef d’offense au chef de l’Etat pour avoir brandi une pancarte sur laquelle était inscrite en langage populaire une doléance à l’endroit du Président de la République, notre justiciable interjeta appel de cette condamnation près la Cour d’appel… laquelle condamna notre infortuné à une amende de 1000€!
Casse-toi pov’con! C’est en ces termes qu’était exprimé le souhait de notre individu de voir l’Elysée libéré de son actuel locataire. Certes un Aurais-tu l’amabilité de quitter tes fonctions? eût été moins percutant… quoique… à con, con et demi. Non?