Digressions, divagations et autres bafouilles

Une bouteille à la mer…

Lundi matin… Contribution inutile et apocryphe sur Elise

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Lundi matin, le roi, sa femme et le petit prince sont venus chez moi pour me serrer la pince. Comme je n’étais pas là, le petit prince a dit: puisque c’est ainsi nous reviendrons mardi…

Réminiscence d’une comptine provoquée par le prosaïque – mais, à moins, qu’enfant, vous aimassiez trottiner ainsi lesté, catégorique – impératif de changer le petit qui vient de remplir son lange d’un étron plus long que lui. Tâche effectuée dans une ambiance musicale dispensée par une grenouille verte. Ludwig est mort sourd. Cécité ô combien plus salvatrice que la mort elle-même, de ce massacre il ne perçoit rien. Heureux les sourds

Je me demande ce qu’Elise – pour autant qu’elle existât – pense de l’utilisation de cette romantique balade écrite pour elle. Numérisée dans des jouets pour bébés destinés à les endormir; encartée pour des orgues de barbarie afin de provoquer quelque émotion – il faut bien que le chien mange et le maître boive – dans le chef des passants pressés d’en finir avec l’interminable et conventionnel shopping de Noël; sculptée sur le cylindre d’une boite à musique – en l’occurrence une grenouille – occupant le petit dernier pendant que son séant vous délestez (odeur, consistance et couleur, autant d’éléments vous permettant de poser un diagnostic sur sa santé gastro-intestinale); crachotée par un haut-parleur juché sur une camionnette bigarrée. Votre marmaille devient intenable, de la plus innocente demande à la plus larmoyante supplication en passant par la plus homérique des colères, elle tente de vous pousser sur le pas de la porte. Zizi descend la rue. Pavlov avait des enfants aimant la glace…

Mardi matin, le roi, sa femme et le petit prince sont venus chez moi pour me serrer la pince. Comme je n’étais pas là, le petit prince a dit: puisque c’est ainsi nous reviendrons mercredi…

Written by Pandore

Mardi 18 mars 2008 à 13:41

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