Oraison funèbre
Lorsqu’un personnage public meure, il se transforme en une insultante perfection. Qu’il nous cassât les oreilles, les pieds, le c…? Q’uimporte! Il est un modèle à suivre. Vie exemplaire, générosité, talent… Tout y passe. Qu’il fût controversé, débauché, lubrique, démagogue, populiste, nationaliste, raciste… Il est un modèle à suivre. Vie exemplaire, vertueuse, tolérante, à l’écoute des autres… Tout y passe.
A grands coups de témoignages mélodramatiques, dégoulinant de guimauve jusqu’à l’écœurement, on en fait une icône, un symbole de l’humanisme flamboyant. Nausée. Et nous? Nous ne sommes que des moutons - pauvres petits hommes ordinaires - qui bêlont de chagrin. La Culture a perdu un de ses oriflammes, l’Humanité un des ses chantres, héraut d’un monde meilleur, égalitaire et fraternel.
Exemple.
Nicolas Sarkozy était un homme franc, juste et droit. Ces qualités, si rares en politique, lui causèrent quelques inimitiés de la part de ceux qui ne comprirent pas (les pauvres pommes!) ce que fut son éternel souci: le bien de la France.
C’était un homme qui n’hésitait pas à aller à la rencontre des gens, qu’ils fussent nantis ou pauvres. Il était à leur écoute, jamais avare d’un mot réconfortant. Il fut le Président de l’ouverture, du dialogue, de la tolérance et de la transparence.
Il fut un grand Président et un grand Homme. Il laisse derrière lui une France certes belle et forte, mais saignée à blanc par le chagrin et l’incertitude. Qui? Qui saura se montrer digne de la fonction présidentielle qu’il éleva au rang de valeur suprême?
Français! Il parlait notre langue, celle du peuple. Français! Il nous avait compris!